L’air manque au sein d’une voiture. Le conducteur n’est pas opposé à l’air contrairement à la moto. Il n’est pas en contact direct avec les éléments extérieurs autour de lui.

Contrairement au motard qui lui, ressent tous les éléments extérieurs. En effet, toutes les sensations telles que ses vêtements qui s’opposent au vent, l’air qui siffle sur son casque constituent les preuves de sa vulnérabilité face aux autres usagers.

Peu importe l’erreur, qu’elle concerne l’appréciation, la vigilance ou la prise de risque, elle peut avoir des conséquences dramatiques et ainsi provoquer un accident.

Il est donc nécessaire de détenir des compétences, du sérieux et de respecter les autres et soi-même. Le conducteur doit être habitué à la moto, avoir les bonnes techniques de conduite, faire preuve de vigilance et d’anticipation. Toutes ces compétences s’acquièrent plus ou moins vite selon les personnes.  

Les risques en moto

Les motards constituent moins de 2% du trafic mais 20% des accidents mortels (760 décès en 2011). Un motard a deux fois plus de risques d’être tué qu’un usager en voiture. Les femmes représentent 12% des motards. Une femme sur deux est une passagère lorsqu’elle est victime d’un accident mortel. Le risque est plus important dans les six premiers mois qui suivent l’obtention du permis moto ou suite à un arrêt de la pratique de la moto durant une longue période.

  • 20% Motard
  • 80% Autres

A l’arrêt

La moto étant un deux-roues, elle ne tient pas debout seule. Pour pouvoir apprivoiser cet engin, un certain nombre de techniques devront être approfondies. Une instabilité de la moto peut survenir à l’arrêt et en circulation.

A l’arrêt, mal remettre la béquille peut entraîner une chute au sein d’une rue , sur un passant ou sur un autre véhicule. Certaines motos ne sont équipées que d’une béquille latérale. Lorsque les températures sont élevées, il est indispensable de poser une cale en bois sous la béquille afin d’empêcher qu’elle ne s’enfonce dans le goudron brûlant risquant d’entraîner la chute de la moto.

En circulation

En circulation, les risques de chute sont plus importants notamment en cas de dérapage, de freinage ou de blocage des roues. Le risque d’accident peut être lié aux conditions climatiques tel qu’un fort vent latéral, de la pluie, de la neige ou du verglas
L’accident peut être également dû par un incident technique pas évident à maîtriser tel qu’une roue crevée ou un état de faiblesse de la part du conducteur, le risque d’accident est plus élevé.

La gravité

Apprendre à connaître une moto

Il est nécessaire d’avoir une certaine expérience, pratiquer souvent et avoir effectué une un grand nombre de kilomètres pour pouvoir bien apprivoiser une nouvelle moto. Un débutant aura besoin de plus de temps, de pratique et de trajets effectués à moto.

Cependant l’envi de découvrir toutes les capacités de la moto arrive rapidement suite au développement d’un sentiment de sécurité. Le motard développe ainsi un sentiment de confiance et par conséquent le risque d’incidents devient plus important.,En tant que débutant il faut faire preuve de patience, de prudence , de vigilance et attendre d’avoir une certaine expérience pour pouvoir apprivoiser tous les dangers.

La moto est un véhicule puissant, plutôt légère, elle peut accélérer de façon importante. Pour de nombreuses raisons, elle peut être instable sur la route, aucune protection n’est présente (pas d’habitacle), c’est pourquoi le motard est plus exposé à une projection qui peut être mortelle en cas de choc et de simple chute. Être prudent, être habile et posséder un bon équipement sont les seules protections.

Les lésions selon leur niveau de gravité

Une vitesse trop élevée ou non adaptée à la situation sont les causes d’accident les plus souvent présentes. De ce fait, certains blessés peuvent avoir des conséquences graves telles que des séquelles invalidantes.

Le premier niveau de gravité est constitué des lésions cérébrales classées parmi les plus graves en cas de chute. En cas d’accident grave, le cerveau subit un choc et vient toucher les parois de la boîte crânienne, ce qui entraîne des lésions vasculaires au niveau du tissu cérébral et il ne peut aucunement se régénérer.

Le second niveau de gravité est la paraplégie ou la colonne vertébrale et la moelle épinière sont touchées. Le motard voit sa vie totalement changée suite à cette lésion.

L’individu doit changer de vie radicalement, voir de profession et il est contraint d’effectuer tous ces faits et gestes à l’aide d’un fauteuil roulant. On parle de mobilité partielle.

Le troisième niveau de gravité est constitué du plexus brachial. En cas de choc, les membres supérieurs peuvent être touchés et entraîner plusieurs fractures. L’étirement voir l’arrachement des racines nerveuses situées au niveau du cou ou de l’épaule provoque une diminution de la sensibilité du membre supérieur. De plus il n’y a aucune thérapie possible et cela entraîne une réduction de la mobilité.

Comment réagir en présence d’un accident ?

Il est nécessaire d’être prudent et de ne pas s’arrêter si les secours sont déjà présents.

La protection du lieu est la première étape. Il faut vous arrêter sur le côté, de préférence après l’accident. Protéger la zone pour ne pas provoquer un accident supplémentaire. Il est nécessaire de faire des gestes et de mettre en place si possible les feux de détresse.  A l’aide des autres usagers, faire ralentir et si possible régler la circulation. Il ne faut pas changer l’état des lieux et retirer les traces pouvant être utilisées afin de connaître les responsabilités de chacun dans l’accident.

Ensuite il est impératif de prévenir les secours le plus vite possible. Les numéros à prévenir sont  le 112 qui correspond au seul appel concernant les urgences partout en Europe, le 15 au samu et le 18 aux pompiers. Il est essentiel de donner un maximum d’information en détail sur lieu où s’est déroulé l’accident, combien d’individu sont concernés, (décès ou autres) et de quel véhicule il s’agit.

Pour porter secours aux personnes touchées par l’accident, il est impératif de couper le contact du véhicule ayant subi l’accident. De plus, la personne blessée ne doit absolument pas boire et il est interdit de la bouger sauf en cas de situation dangereuse comme un incendie ou bien un poids lourd (ou tout autre véhicule) qui se dirigerait vers l’accident.

Il est important aussi de mettre une couverture sur la personne accidentée et de le rassurer si il est conscient. Il est également interdit d’enlever le casque et les vêtements du blessé.

Fiche n°1 : Comment agir en cas d’accident ?
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